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Les Soeurs de Notre Dame des Anges

Histoire

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A Namur, une jeune fille, Germaine Godeau (1899-1984), clouée au lit pendant des années par la maladie, s'offre au Seigneur pour l'Eglise et les prêtres, entraînant par sa prière un petit groupe de jeunes filles.

M. l'abbé Ferdinand Marcas (1886-1953), prêtre ardent et passionné de Dieu, ancien missionnaire en Louisiane et en Haïti, reconnaît là, le premier jaillissement d'une oeuvre de Dieu. Le Cardinal Mercier confirme de toute son autorité : " Vous avez une mission à remplir dans l'Eglise et vous la remplirez ! ". 

La première communauté se réunit en 1925 avec les deux fondateurs. Germaine prend le nom de Mère Marie-Magdeleine de la Trinité.

L'amour de Dieu conduit à l'amour des pauvres ; le 15 Juin 1928, les fondateurs et les premières soeurs arrivent à Liège pour ouvrir, avec l'accord de Mgr l'évêque Kerkhofs, le service de l'hôpital de Glain-Liège, une des premières maisons ouvertes de soins psychiatriques de Belgique. 

Le 11 février 1933, les fondateurs et les premières Soeurs sont présents à la cinquième apparition de la Vierge des pauvres à Banneux qui déclare : " Je viens soulager la souffrance ". C'est un grand encouragement pour la maison naissante. 
Pendant la guerre, priorité est donnée au soutien mutuel avec l'accueil de juifs, de jeunes gens des cantons de l'Est, et même de toute une partie de l'hôpital d'Ougrée dans un bâtiment inutilisé. 

En 1942, l'abbé Marcas est arrêté comme prisonnier politique et envoyé en Allemagne. Usé par trois années de déportation, il consacre ses dernières forces à la méditation, l'étude et l'accueil des démunis. Il meurt le 16 décembre 1953 après une vie tout entière consacrée à la Gloire de Dieu. 
La communauté et la clinique se développent parallèlement.

Le 4 octobre 1957, en la fête de St François, un groupe de jeunes coréennes vient partager la vie des religieuses belges et ouvre ainsi l'Institut à l'universel. 

En 1962, à l'Erection Canonique, l'Institut Notre-Dame des Anges est reconnu comme Congrégation de Vie Apostolique. Il est rattaché à l'Ordre franciscain qui l'a toujours soutenu et dont il partage les valeurs de simplicité de vie et de communion fraternelle intense. La devise proclame : " A Dieu me fie, rien ne crains ". 

En lien avec le diocèse de Liège, l'adoration du Saint-Sacrement pendant la journée devient un temps de prière important pour les soeurs ; elle attire aussi de nombreuses personnes en recherche de Dieu.

Au terme d'une vie remplie de souffrances physiques et morales, vécue dans la confiance éperdue et l'attention aux inspirations de l'Esprit, Mère Marie-Magdeleine quitte ses soeurs le 7 avril 1984, les ayant assurées de son soutien continuel.


L'Institut Notre-Dame des Anges s'investit dans :

  • le développement de la pastorale psychiatrique,
  • l'accueil de missionnaires et de jeunes se préparant à partir en mission,
  • l'ouverture d'une structure pour les affiliés,
  • la prière et le soutien d'oeuvres d'Eglise.

Vient le temps des fondations avec la supérieure générale Soeur Agnès Dubois : ouverture en 1988 d'une maison en Corée du Sud, puis d'un noviciat et d'une maison de repos pour personnes âgées pauvres. De jeunes étudiantes occidentales participent un temps à ce service, en esprit de coopération et de découverte de la culture orientale. 

La communauté accueille les séminaristes en stage. Elle organise des animations spirituelles pour les jeunes et une initiation à la mission.

En Belgique, deux maisons locales sont crées à Stavelot (1994) et à Aubel (1997) : lieux de prière, de présence, d'écoute et de vie fraternelle.

Le 15 juin 2006, en réponse à un appel d'Eglise, une petite communauté internationale est fondée aux Philippines :

  • accueil de tous : présence et réconfort,
  • visite et aide aux pauvres, malades, handicapés et mourants,
  • prières à Notre-Dame de Banneux avec la communauté Philippine,
  • animation spirituelle de jeunes filles,
  • accueil des enfants du quotidien : jeu, prière, repas.
  • En octobre 2015 : ouverture d'une maison d'accueil.

 

Déléguée épiscopale pour la vie consacrée de 2001 à 2007, mère Agnès Dubois, ancienne supérieure générale des Soeurs de Notre-Dame des Anges, est décédée à Glain le 1er juillet 2013. L’abbé Louis Haupert, ami de la Congrégation, nous trace son portrait.

Mère Agnès Dubois,

figure de charité
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Cinquante ans de vie religieuse, dont vingt-quatre comme supérieure générale de sa Congrégation: voilà pour les chiffres. Dans le souvenir que nous laisse Mère Agnès, le trait qui domine tient en deux mots: force et détermination.

Comme supérieure générale, elle mène de front plusieurs actions, toutes grandes dévoreuses d’énergie. Comme présidente du conseil d’administration de la clinique, elle voit tout de suite ce qu’il y a à faire: ce sont les travaux d’Hercule! Elle fait part de ses projets, insiste au besoin, se bat pour convaincre – sans jamais hausser le ton – trouve des solutions. Ainsi, pour l’extension d’un bâtiment de la clinique, elle avance une idée, simple et géniale, à laquelle même l’architecte n’avait pas pensé. Et ça marche! Elle cherche sans cesse à adapter la clinique à l’évolution de la psychiatrie; elle pressent ce qu’il convient de faire, défend ses vues, emporte l’adhésion avec, au passage, quelques habitudes bousculées, des idées reçues enterrées, des réticences balayées.

Elle ouvre les maisons de Stavelot et d’Aubel pour que quelques soeurs vivent là, au coeur de la paroisse, prêtes à servir. La mission de Corée est fondée avec l’appui de Mgr Houssiau. Celle des Philippines suivra: projet audacieux au vu de la pauvreté de moyens dont la Congrégation dispose.

Pendant six ans, à la demande de Mgr Jousten, Mère Agnès assumera la charge de déléguée épiscopale pour la vie consacrée.

Du courage, elle en aura encore pour lutter, les cinq dernières années de sa vie, contre la maladie. Quand elle capitule, les derniers jours, apaisée, souriante, elle saura qu’elle a bien rempli sa tâche, que son parcours est achevé. Qu’une autre vie l’attend. Elle est prête pour la lumière: ne l’a-t-elle pas semée, la lumière, tout le long de son chemin?

Car Mère Agnès, ce n’était pas que de l’énergie et du courage. C’était aussi un immense respect des personnes, un respect qui tenait plus de l’affection que de la simple considération.

Elle aimait sa communauté, ses soeurs: elle était mère, dans tous les sens du terme; elle aimait les prêtres, les séminaristes: elle les encourageait, les portait dans sa prière, dans son coeur. Comme elle savait écouter! Comme elle avait l’art de suggérer des chemins nouveaux à ceux qui venaient à elle parce qu’ils se croyaient à bout de souffle et privés d’avenir.

Elle connaissait les noms de tous les membres du personnel de la clinique, et le prénom de leurs enfants. Comme l’a dit magnifiquement le Dr Kempeneers lors de ses obsèques: avec elle, on se sentait tous exister un à un.

Elle avait appris de saint François l’esprit de pauvreté et la confiance: comme on va loin quand on se sait pauvre, comme on avance quand le pas est confiant!

Dans la prière, dans ces longs moments d’adoration, de contemplation, elle n’a cessé de demeurer dans le Christ. Ainsi elle a porté du fruit. Émondée par l’épreuve de la maladie, elle a communié à tous les souffrants. Là, sa force s’est enrichie de fragilité. Le fruit n’en sera que plus beau.

Louis HAUPERT, prêtre du diocèse de Namur

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